Le grand jour est arrivé!

Je ne réalise pas qu'aujourd'hui, je serai à St-Jacques de Compostelle. J'ai marché 2 mois pour cette journée.

Je décide de partir à 5h pour arriver assez tôt. Le temps est très brumeux à cette heure.

Peu avant 9h, je me situe au sommet de la colline Monte del Gozo (le Mont de la joie). C'est sur cette colline, qu'étaient rassemblés plusieurs milliers de jeunes, lors des Journées Mondiales de la Jeunesse en 1989. En souvenir de ce grand évènement, un monument est érigé au sommet. De ce lieu, je devrai apercevoir les flèches de la Cathédrale mais le brouillard m'en empêche.

A 9h30, j'entre dans la ville de Santiago. Je me sens un peu nerveux. Je me dirige vers la Cathédrale. Je prends, réellement, conscience que je suis à St-Jacques lorsque, j'ai devant les yeux cet édifice que j'ai vu tant de fois en photo. Je reste un instant devant. Le temps s'est arrêté d'un seul coup.

Puis, je me rends à l'Office des pèlerins pour recevoir la Compostela. Ce document officiel atteste que j'ai fais ce pèlerinage pour un motif religieux. Il est délivré par l'Archevêché de Santiago. J'y découvre la version latine de mon prénom: Arnaldum. Effectivement, ce certificat est rédigé dans la langue officiellle de l'Eglise.

A midi, je participe à la traditionnelle messe des pèlerins durant laquelle on balance, au dessus des fidèles, le célèbre encensoir (le botafumeiro). Lors de cette eucharistie, beaucoup de pèlerins ne cachent pas leur émotion.

A l'issue de celle-ci, je rencontre d'autres pèlerins dont un Français de Nice qui est parti du Puy-en-Velay, quelques jours après moi.

Vers 14h, j'emprunte les rues qui me conduisent au Séminaire Menor de Bevis, le lieu de mon hébergement. Je fais la connaissance avec un pèlerin Espagnol qui a parcouru le chemin en Espagne en 12 jours: un fou!

Maintenant, que je suis dans cette belle ville, je vais y rester jusqu'à Dimanche matin pour prendre le temps de la visiter. De là, je reprendrai le chemin qui me conduira au Cap-Finisterre au bout de 3 jours.