Mon premier réflexe c’est de revoir toutes les photos prises pendant mon pèlerinage. Ces photos sont l’illustration de mes souvenirs encore très présents. Cela me permet de reposer, d’une certaine façon, mes pieds sur le camino.

Ce chemin et quel chemin? Celui qui nous mène à Saint-Jacques de Compostelle? Certainement, mais pas seulement car c’est avant tout celui de nos vies avec tout ce que cela comprend. Ce chemin est à son image avec ses joies : les rencontres et les lieux fréquentés ; avec ses peines : les difficultés de la route et le poids du sac.

Ce chemin nous fait redécouvrir notre existence dans sa plus grande authenticité. Il nous permet de retrouver des valeurs simples comme la solidarité, l’humilité… J’ai entendu, régulièrement, des pèlerins s’exclamer en disant que la route vers Santiago, c’est la vraie vie! Et cela en reprochant à la vie ordinaire d’être trop superficielle.

Cette voie vers Compostelle est, surtout, un désert qui nous aide à vivre une aventure intérieure. Tous les pèlerins en ressentent le besoin. Les motivations sont spirituelles et/ou religieuses. Me concernant, je l’ai vécu en tant que chrétien. Ma soif spirituelle s’inscrit dans cette foi en Jésus Christ. Et je suis convaincu qu’il est le seul à pouvoir me guider. Car c’est lui le vrai Chemin!

Maintenant, me voilà de retour de pèlerinage. Cela n’est pas simple car j’ai comme l’impression qu’il n’est que physique. Ma tête est ailleurs!

Je continue à vivre cette aventure par le plaisir du partage en attendant mon prochain rendez-vous avec le camino.

Une grande expérience pour toute une vie.